Bon mon ami me voici en congé mat' (bien mérité) et pendant que je couve mon caneton- qui tarde un peu à sortir du four-, que crois-tu que je fais? Bon normalement je devrai me préparer psychologiquement, finir sa chambre et lui trouver un prénom, ah et aussi boucler ma compta 2013 et ma déclaration de TVA. Mais comme je suis déjà une mère indigne et une procrastinateuse de première s'agissant de la paperasse, bah à la place je regarde les replays de tous mes programmes favoris censurés par la gent masculine en temps normal.

A moi la Nouvelle Star, The Voice et autres Top Chef! Mouahahah!

Petite analyse à chaud, parce que je suis au taquet là.

Commençons par la Nouvelle Star si tu veux bien, mais surtout parce que je l'ai décidé. Je continue à regarder par fidélité, parce que mon chouchou, Mehdi, s'est fait éjecter il y a quelques temps déjà mais bon faut dire aussi qu'il était pas brillant-brillant sur les primes. Il restait Pauline que j'aimais bien même si elle avait un toc de prononciation quand elle chantait qui m'écorchait les oreilles. T'as pas remarqué qu'elle prononcait les "a" en "o", genre sa première chanson ça donnait "Paint it block" et c'était très perturbant. On aurait dirait un relent d'accent jurassien mêlé d'une teinte d'écossais, pour un résultat pas très heureux. Mais bon, hein, je l'aimais bien. Bon bah maintenant il reste les deux préférés de la prod': celle qui tabasse tout et tout le monde, et celui dont on fait grand cas alors que pour ma part j'ai juste envie de lui mettre des tartes. Le match final me parait peu intéressant et de toutes façons perdu d'avance pour le pauvre Mathieu, mais bon je regarderai quand même, par acquis de conscience et parce que j'ai rien d'autre à foutre, enfin si je suis pas en train de mettre bas d'ici-là.

Passons à The Voice. Rien de neuf s'agissant des candidats depuis mon analyse hautement pertinente de l'an dernier. Oui je m'autocite parce qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même n'est ce pas. On a toujours droit aux quadras qui croient encore en leur chance et qui sont bien les seuls, aux petits jeunes impertinents de suffisance, aux freaks (mention spéciale à la Petite Shade, hyper flippante), and so on. Ah si, petite inovation: le quota exotique qui prend de l'importance, avec importation massive de québecois venus faire du rentre-dedans à Garou qui n'en n'a pourtant choisi aucun. On a aussi du libanais, du marocain, du portugais, et même du belge, t'as qu'à voir comment c'est devenu world music comme émission.

Nan, la vraie nouveauté, c'est pas les candidats mais le jury. Parce que bon, à moins que tu aies vécu sur la station Mir ces derniers mois, tu n'auras pas manqué de noter qu'on a un petit nouveau: Mika. Exit Bertignac le pygmalion et ses jeunes nymphettes, place au grand escogriffe pop. Alors bon, là je sais pas si on y a gagné au change en fait. Ce mec que je croyais fun et frais s'avère en fait avoir un comportement hyper irritant d'enfant gâté qui a besoin qu'on s'intéresse constamment à lui. C'est assez pénible. Même quand il ne se retourne pas, il en fait des caisses juste pour montrer qu'il est encore là, ah mais ça va mec, avec ton costume bleu électrique on risque pas de te louper. Du coup les autres membres du jury sont tout perturbés les petits biquets. Garou, à qui revenait jusqu'ici le rôle du bavard charmeur, se fait piquer la vedette sous ses yeux médusés et ne sait plus trop quoi dire. J'avoue que c'est assez fendard en un sens. Pagny se renfrogne à vue d'oeil et n'arrive d'ailleurs plus à pécho des candidats. Jenifer temporise comme elle peut, mais des rumeurs courent sur un certain agacement à l'encontre du trublion nouvellement arrivé. Ah je sens que ça nous réserve encore de beaux moments Nutella pour la suite.

Si on finissait par un peu de Top Chef, hmmm? Oui parce que je re-regarde cette année, merci M6 replay et mes longues journées d'inactivité. Comme le concept s'essouffle un peu, la prod' a cru avoir une idée de génie en faisant revenir d'anciens candidats. On se dit tiens, ouais, pourquoi pas, un peu à la Koh Lanta (RIP) quoi. Sauf que loin de leur offrir une nouvelle chance, on leur offre surtout une nouvelle exécution publique et humiliante devant les caméras. Une douzaine de téméraires ont tenté leur chance, pour en fait se faire dégommer les uns après les autres en une seule émission jusqu'à ce qu'il n'en reste que 3. Enfin, en fait 4 parce que y'a eu un pseudo rebondissement sur la fin. On a donc toujours en lice Pierre-la-machine-de-guerre (tremblez, simples mortels), Alexis-l'ancienne-gueule-d'ange-qui-a-grave-pris-la-confiance (relou), Noémie-l'amoureuse-casse-couilles (mi-chialeuse, mi-hystérique), et Latifa-celle-qui-a-gagné-sa-place-on-ne-sait-trop-comment (que je mentionne pour le fun vu que, comme prévu, elle n'est déjà plus là). Exit les autres, merci d'être venus, on vous rappelera quand on sera en mal d'audience hein.

Face à ces vétérans du couteau, les petits nouveaux. Elles sont fraiches, elles sont mignonnes, elles sont pleines d'enthousiasme ces jeunes recrues, ça fait plaisir à voir. Comme d'hab, c'est le grand écart entre le chef étoilé (Thibault) et le jeune apprenti plein d'espoir qui n'a pas encore pigé qu'on l'avait jeté dans la fosse aux lions (Jordan). On a aussi l'autoproclamé "un des meilleurs chefs de Dubai" (Jean-Edern...euh...nan rien) qui confond le sucre et le sel, ce qui me fait penser qu'on ne doit pas toujours très bien manger à Dubai. On a aussi le quota charme (Jennifer), la fille bavarde et un peu saoûlante (Anne-Cécile) mais quand même moins que Noémie, le mec du Sud avec une coupe de merde (dis moi comment tu te coiffes, je te dirai d'où tu viens... Tu as bien sûr reconnu Jérémy), le mec paumé dans la vie qui croit avoir trouvé la voie de la rédemption dans Top Chef (Steven, festival de prénoms cette année dis donc), et bien évidemment l'éternel jeune défavorisé qui-n'en-veut mais qui en fait est déjà parti, c'est cruel (Mohamed). Côté exotisme ça n'a pas tenu longtemps puisque la cuisine africaine et la cuisine québecoise n'ont pas remporté les suffrages escomptés. Faut pas servir des échalottes cramées au Chef Marx aussi, ça le rend colère. Il nous reste toutefois LE belge (tu sais bien qu'il y a toujours un belge, THE belge, dans ces émissions), et cette année il nous en on trouvé un de toute beauté: le fils caché de Benoît Poolvoerde, rien que ça! Je suis fan, c'est mon chouchou.

Côté épreuves, c'est de plus en plus le bordel, y'a des épreuves dans les épreuves on n'y comprend plus rien. Il faut sublimer des betteraves et des hamburgers raplapla, ça vend grave du rêve là. On nous sort des guest stars made in M6, et on a même déniché une sorte de Pai Mei du légume, le vieux sage qui murmure à l'oreille des melons, perso ça m'a bien fait marrer. Le Chef Marx est de plus en plus bougon, il aime pas les jeans et les plans de travail sales, rah ces jeunes aucun respect bordel. Le Chef Constant se fout toujours de nous quand soit-disant il se prête au jeu des épreuves: il pond des plats qui prennent plusieurs heures quand les candidats ont 20 min (et voilà comment on fait une magnifique sucette de foie gras sous vos yeux ébahis...ouais ouais...).

Bon, voilà voilà quoi. Allez jte laisse, je vais mater le bobsleigh sur France 2.