Hey salut toi! Alors comme ça tu traînes encore tes guêtres sur ce blog moribond? Chapeau à toi, tu es endurant et tu as la foi.

Bon alors tu te demandes peut-être où j'étais passée tout ce temps, et je m'épargnerai la peine de te répondre vu que j'ai fait plein de trucs et tout ça, et que c'est un peu long à raconter. Je te garde donc juste l'essentiel du best of, ça m'évite d'écrire des tartines et ça t'évite de tomber raide mort d'ennui sur ton clavier. En gros dans les big news du moment, bah figure toi que je suis partie en Autriche une semaine en mai et que je suis revenue avec un truc bizarre qui me colle au train depuis.

De retour de mon périple viennois, au bout de quelques semaines, j'avais des soupçons sur mon état, je me rancarde un peu, je vais voir mon médecin qui finit par confirmer la chose. Voilà c'est donc officiel, j'ai un polichinelle dans le tiroir! Je me suis donc transformée en usine à moutard et l'aboutissement de ce long et un peu chiant processus devrait trouver son apogée fin février prochain.

C'est à partir de là que j'ai compris l'essentiel des sketchs de Foresti sur le sujet: la gastro qui dure 9 mois, le réseau autoroutier en filigrane sur les nichons, le côté irrascible en permanence, tout ça tout ça. Parce que bon, l'image d'Epinal où la future maman se pose une main délicate sur le ventre en affichant un sourire béat et serein, c'est de la connerie. Je peux te dire que dès le début, pendant 2-3 semaines, t'es grognon et t'as mal au ventre comme en période de pré-ragnagnas. Mais c'est plus chiant et plus long (d'où les soupçons précités au bout d'un moment). Puis après tu sais pas trop pourquoi, mais la moindre odeur te tourne le coeur et la poêlée de légumes à l'orientale surgelée de Marie te parait complètement abjecte. Là t'en es au stade où t'as envie de ne manger que du jambon-coquillettes pour le restant de tes jours. Pour ma part ça a duré environ un mois avant de retrouver une alimentation normale. Durant ce laps de temps, je me suis prise d'une passion monomaniaque successivement pour la cancoillote, le kiri et le babybel (ouais que du fromage) et d'une aversion totale et irréversible pour le basilic (c'est ballot on en a mis 3 pieds dans le jardin).

Pendant ce temps, vient également une GRANDE fatigue. Genre à roupiller 15h par jour, avec des périodes d'éveil ressemblant à des lendemains de cuite permanents. Et comme l'étrange alien qui t'habites te refait la tuyauterie, t'as aussi les intestins qui prennent cher.

Arrivée au 3ème mois, et après avoir lu tout un tas de trucs et machins sur le sujet, je me dit que le plus dur est passé. Mouahahah! Que dalle ouais. Mes intestins continuent à vadrouiller librement, le ventre tire et dès que je fait 3 pas j'ai plus de souffle, pire qu'un fumeur tuberculeux de 90 ans amputé d'un poumon. La fatigue s'est installée et ne me lâche plus, le dos commence à se rappeler à mon bon souvenir, et j'ai tout un tas de vieilles angoisses qui reviennent me faire hello la nuit. Et en plus je peux MEME PAS PICOLER. La grosse loose. Surtout que c'est le stade où on prend clairement du bide, et en même temps ça fait plus la fille qui a un peu trop abusé du kouign aman et des crêpes durant ses vacances en Bretagne que future maman avec un baby bump trop choupi.

Là maintenant à l'heure où je te parle, je viens de finir le 4ème mois. Cette fois, vu la taille du ventre y'a plus trop de place au doute. Tu vois le petit bidon qu'affichait Kate Middleton lors de sa dernière apparition avant accouchement? Bah c'est juste un peu plus petit que la taille du mien à 4 mois. Je pense que bientôt je ne pourrai plus rentrer dans ma douche ni atteindre mon volant de voiture. Vu que j'habite dans un village en hauteur, je pourrai toujours rouler jusqu'en bas de la vallée si j'ai besoin de me déplacer, tu me diras. C'est toujours ça. Autre point positif: j'ai identifié très précisément l'emplacement de mon gros côlon. Et au cas où j'oublierai, il se charge de me le rappeler régulièrement. J'ai par ailleurs renoncé à trouver une bonne position pour dormir, malgré l'utilisation de tout un tas de subterfuges et d'artefacts, parce que tout bonnement ça n'existe pas.

MAIS, malgré tout ça, mes râleries et mes jérémiades habituelles, je peux te dire que je suis quand même BIEN CONTENTE de ma situation. Parce que bon, bientôt, si tout va bien, Inch'Allah, je serai maman d'un petit mini-moi, et c'est un peu cool je dois dire. Quant à savoir si ce mini-moi sera fille ou garçon, suspense jusqu'à fin octobre (gros teaser).