Ouais je sais le titre n'est qu'à moitié approprié à l'épisode d'hier soir, mais j'avais envie de faire mon érudite en citant ce chef-d'oeuvre du cinéma américain dans lequel, c'est clair, Gregory Peck bat en sexytude tous les Ryan Gosling, Patrick Dempsey et autres Johnny Depp réunis (oui je n'aime plus Ryan Gosling depuis qu'il sort avec Eva Mendes: un mec qui se tape une bimbo et qui l'emmène à Disneyland, c'est juste un beauf en fait). Si tu n'as pas vu ce film, honte à toi.

Bref, revenons à Top Chef puisque voici venu mon résumé hebdomadaire de cette émission loin d'être culte mais que j'aime bien quand même.

1ère épreuve: cuisiner des bentos pour des enfants. Je suis un peu de l'avis de Carl (tu sais, le belge bizarre) sur ce coup-là: c'est pas très valorisant pour un cuisinier de se retrouver à faire des bonhommes en boulette de riz. Je trouve que cette cuisine kawai plait en fait plus aux adultes attardés qu'aux enfants mais bon ça n'est que mon avis hein. Les gamins tout ce qu'ils veulent c'est des pâtes ou de la pizza, et pis c'est tout. Du coup, c'est tout naturellement le plat de Denny, le pasta-man, qui a finalement conquis ce jury exigeant (surtout le petit Quentin), ce qui a donné l'imunité au bellâtre italien. Mention spéciale pour les nouilles vert fluo de Tabata, qui donnaient l'impression d'avoir été trempées dans de la gouache: dégueu. Même Cyril Lignac a eu du mal à avaler.

Les deux épreuves suivantes étaient réparties entre les candidats: 6 d'entre eux devaient cuisiner en silence pour des religieuses, et les 4 autres réaliser des desserts face au Champion du monde 2005 des desserts himself, tu vois un peu la pointure.

Je ne comprends toujours pas les critères de répartition des épreuves entre les candidats, et j'ai beau être une quiche intersidérale en calcul, je crois qu'il y a tout de même un truc pas net. Suis bien mon raisonnement, ce sera pas dur il est très simple. Les 6 premiers candidats sont rassemblés par équipe de 3, et l'équipe qui loose part en dernière chance: ils ont donc une chance sur deux d'être à l'épreuve de rattrapage. Par contre, les 4 autres candidats, ceux qui doivent faire des desserts, concourrent de manière bizarre puisqu'ils doivent faire une partie de l'épreuve en équipe et l'autre individuellement. N'empêche qu'en définitive, il n'y en a qu'un qui part en dernière chance. Ceux-là ont donc au final 1 chance sur 4 d'aller au rattrapage. J'en déduis qu'il valait mieux être dans la team des desserts que dans celle des bonnes soeurs. Et je maintiens que les règles de ce jeu sont opaques et fortement inégalitaires. Mais comme personne n'a l'air de s'en plaindre, passons.

Commençons donc par l'épreuve des soeurs de Cluny. La règle du silence était assez drôle d'un point de vue spectateur. Elle a généré un véritable calvaire pour ce pauvre Norbert, contraint pour une fois de fermer sa grande gueule. Il s'est bien rattrapé sur les commentaires off ceci dit. On a pu en outre constater qu'en fait Ruben n'est qu'un faux amateur puisqu'il maîtrise déjà tout ou presque, que Tabata est nulle en mime puisqu'elle a une drôle de façon de représenter du pain, que Julien gagne aussi à se taire, et que Cyrille est un peu un boulet. Et surtout que y'en a marre de voir toujours les mêmes reportages sur les candidats: youhou M6, t'as rien d'autre pour combler les temps morts? En tous cas, les petits plats (du Saint-Pierre en plat et des religieuses en dessert, mouarf) ont bien plu aux soeurs qui ont célébré dans l'euphorie du moment une messe en l'honneur de Notre-Dame-de-Top-Chef. On peut douter du bon goût de la prod de nous passer cet épisode en plein Carême, quels mécréants ces gens de M6. Qu'importe, au final malgré le dessert chiadé de Ruben, son équipe a loosé et il part en dernière chance avec Norbert.

L'autre épreuve consistait à revisiter l'île flottante et la salade de fruits façon palace ("ça, c'est Palace!") par équipes de 2, et à réaliser un plat salé qui ressemble à un dessert par équipes de 1, ou tout seul comme un grand si tu préfères. Juan s'est félicité d'être dans la team de Noémie, la spécialiste ès-dessert des candidats, et du coup s'est complètement laissé porter par les délires culinaires de la jeune fille. Aie, mal lui en a pris! Ils perdent honteusement l'épreuve face à Jean et Carl qui font du freestyle. On peut même dire que c'est Jean qui a assuré l'essentiel du boulot, à sa grande satisfaction d'ailleurs. Gros coup de chapeau au réalisateur, qui a cru bon, dans toute cette débauche de douceurs sucrées, de faire un gros plan sur Juan qui débite son lapin façon boucher à la Delicatessen, avec du sang qui jaillit de partout. Très sympa.

Donc en résumé, pour l'épreuve de la dernière chance, on a Ruben qui a souffert du Saint-Pierre mal cuisiné par ses acolytes, Norbert qui a souffert de ne pas pouvoir parler pendant l'épreuve d'avant, et Juan qui a souffert de trop de confiance en Noémie. Cette fois-ci, pour le rattrapage, ils devaient préparer un plat à base de fromage. Si jusqu'ici le céleri, le lapin ou les pousse-pieds m'ont moyennement emballée, là je dois bien avouer que je salivais comme une affamée derrière mon écran. Parce que, vois-tu, le fromage c'est un peu ma kriptonite (tiens allez, comme je t'aime bien, je vais te donner ma super recette pour sublimer du fromage: tu prends un bout de bon pain, tu mets du bon fromage dessus, et hop tu dégustes ça avec un petit Graves ou un Cahors. Je te livre là un de mes secrets culinaires que je te saurai gré de ne pas divulguer à n'importe qui). Norbert est comme en transe pendant cette épreuve, il m'a rappelé Téheiura. Ca faisait flipper un peu. A mon avis il va envoyer du lourd dans la suite lui. Au final, le seul des 3 cuisiniers qui aime le fromage se retrouve éliminé: ce pauvre Juan, dont le siphon a fait défaut. Dommage, sa belle gueule va me manquer. Attention scoop: il a depuis été embauché par Jean dans son resto, marrant ça.

Bon bah voilà voilà.

Le mot de la fin revient à Sainte Thérèse d'Avila: "Quand il y a des perdrix, on mange des perdrix; et quand c'est temps de la pénitence, on fait pénitence!". Mais personnellement, je préfererai que tu laisses les perdrix tranquilles (comprenne qui pourra).