Aaaaaah ça y est, mon substitut à Koh Lanta a démarré hier soir. Oui, oui, je veux bien sûr parler de Top Chef, mais tu t'en seras douté petit canaillou, vu que c'est écrit dans le titre.

Je t'ai déjà détaillé le casting dans un précédent post, je n'ai donc pas besoin de te représenter tous nos valeureux candidats. Entrons dans le vif du sujet, si tu le veux bien.

Tout d'abord, revue d'ensemble avant d'entrer dans les détails. On peut d'ores et déjà remarquer que:

  • Certains candidats ont des "family issues" et la prod ne se gêne pas pour nous le rappeler. On a donc celui qui s'est fait jeter par sa maman (laquelle n'a pas trop l'air d'assumer ce sombre épisode quelques années plus tard); celui qui a un papa dur et exigeant même qu'il dit jamais je t'aime tout ça; et celui qui a perdu sa maman. Pour l'instant. Je suis sûre que cette liste s'étoffera par la suite.
  • Y'a une recrudescence du port de Crocs, ces chaussures atroces en plastique qui fleurissent aux pieds des touristes sur les plages en été. Les hôpitaux sont déjà largement contaminés par cette épidémie, maintenant ce sont les cuisines. Argh! Mais pourquoi?
  • Un réel problème capillaire émerge: entre Amélie-j'ai-une-grosse-frange-devant-les-yeux, Noémie la mal-peignée, et Jean-la-grosse-touffe, que fait la prod? On ne peut pas les laisser comme ça quand même. Enfin pour Amélie c'est pas trop grave vu qu'elle est déjà renvoyée dans ses bases.

Intéressons nous maintenant aux épreuves.

On commence donc par les duels, une épreuve sans autre intérêt que de nous présenter chaque candidat et de nous rappeler que s'ils sont tous égaux devant la loi, ils ne le sont pas entre eux, loin s'en faut.

Mon analyse des candidats s'est confirmée: Julien, qui a enlevé ses picots, me sort déjà par les yeux (agacement qui grandira tout au long de l'émission); Denny, en bon cliché italien, fait l'amour à la cuisine (c'est lui qui le dit hein); Noémie a tout du syndrôme Tiffany: des bonnes idées et un capital sympathie élevé, mais trop bonne pâte pour arriver à s'imposer; Carl est bizarre, mais en même temps il est belge (aucun rapport me dis-tu? c'est possible); et Norbert est très prometteur d'un point de vue téléréalitesque (je me comprends).

Bonne surprise pour Ruben, qui s'en est sorti haut la main alors que je ne misais pas une cacahouette sur lui. Et pis il m'a l'air plutôt sympathique donc pour l'instant c'est mon poulain.

Idem pour le chef étoilé qui la ramène pas trop alors que bon, il joue pas vraiment dans la même catégorie. En même temps, quand on cuisine du lapin avec des betteraves, y'a pas de quoi pavoiser (oui je déteste ces deux ingrédients, et je ne comprends pas trop par quelle logique bizarre on pourrait avoir envie de les associer).

Finalement, à l'issue de cette épreuve, c'est Amélie la haut-savoyarde qui dégage. J'avais bon espoir que ce soit Julien, vu qu'il a complètement foiré son plat, mais une bonne émission de télé a toujours besoin de garder un peu les candidats relous dans la course, histoire de pimenter l'affaire. Mon féminisme naturel me fait regretter qu'une fille soit déjà éliminée, mais bon visiblement sa pintade n'a pas trop soulevé les foules.

Deuxième épreuve: cuisiner pour les Grosses Têtes, en binôme. Les épreuves en groupe sont toujours l'occasion de déceler quel dictateur en puissance ou quel esclave docile sommeille en chaque candidat. Et souvent le dictateur fait perdre l'épreuve à l'équipe, alors que l'esclave avait plein de bonnes idées qu'il a dû ravaler quand son partenaire lui a ordonné d'éplucher les patates. C'était donc le cas de Noémie et Denny. La pauvrette avait raison de suspecter que le gingembre n'était peut-être pas trop approprié dans le hâchis parmentier, ou que servir des patates crues ça craint. Julien a eu un peu plus de difficulté à domestiquer Juan, mais finalement en l'empêchant d'ouvrir le four pour inspecter la cuisson de la viande, il a réussi à montrer qui était le mâle dominant.

J'étais un peu déçue pour Ruben et Gérald qui formaient un beau duo, d'autant que leurs raviolis avaient l'air super bons. Les Grosses Têtes ont voté contre eux, ce qui les a envoyé direct à l'épreuve de repêchage, aux côtés de Noémie et Denny dont la patate crue a reçue une désapprobation massive des chefs.

On termine donc ce premier épisode par la troisième épreuve: celle de la dernière chance. Qui consistait cette fois-ci à cuisiner des fruits de mer. Bon j'avoue que je n'ai pas regardé en entier, puisqu'il commençait à se faire tard pour une mémère comme moi. J'ai vu que Ruben avait décidé de cuisiner des pousse-pieds, un animal que je ne connaissais pas. Vu mon aversion légendaire pour les fruits de mer, rien d'étonnant à ça. Gérald avait l'air bien parti, en bon ch'ti les crustacés ça le connait. J'étais donc un peu surprise ce matin en apprenant son élimination. Bye Bye Gégé!

RDV la semaine prochaine pour la suite de ces aventures culinaires follement palpitantes.