Le point The Voice du jour
Bon mon ptit loup, je crois qu'il est temps de se faire un bon vieux review The Voice tu ne crois pas? Parce que là on entre un peu dans le vif du sujet, on est passés de 64 candidats aux battles à 16 rescapés en quelques épisodes seulement, et moi ça me fout un peu le cafard de voir tous mes chouchoux (oui avec un x, comme un chou quoi, hibou joujou pou, toussa) se faire dégommer un par un.
Attention, coups de gueule inside.
1ère râlerie: c'est quoi ce nouveau découpage d'émissions? On a eu des castings interminables, des battles interminables (je n'aime pas DU TOUT les battles, je trouve le décor cheap et le concept de duos trop répétitif et un peu chiant) et là je sens qu'on va nous raccourcir le meilleur, c'est à dire les directs, bien comme il faut. En 2 directs on est passé de 40 à 16 candidats, quand même le choc est rude. Vu qu'il n'y a plus que 4 personne par équipe, je me dis que grosso modo il nous reste 4 émissions (appelle moi Futée). Voilà, on attend pendant MILLE ANS les directs et on n'en a pas pour notre argent. Remboursez moi mes textos (que je n'ai pas envoyés)! En plus les castings et les battles étaient étirés au possible, genre on voyait 4 prestations par émission ou pas loin,avec bande annonce de la chanson qui va être chantée et Lara Fabian dedans (nan mais allo quoi), alors que pour les directs c'est l'usine, Nikos a à peine le temps de se faire une retouche de fond de teint orange qu'il doit déjà être de retour sur le plateau. TF1, si tu me lis, va falloir revoir tout ça, c'est un peu trop le merdier là.
2ème râlerie: WTF Garou? Garou c'est le mec qui séduit tout le monde, filles, garçons, ta mémé, Lorie, qui fait des compliments à tour de bras tellement tartes que même Denisot n'oserait pas les faire à ses invités, puis qui jette tous les bons chanteurs sans vergogne pour ne garder que les branleurs. D'ailleurs j'ai envie de dire, Garou tu serais pas un brin misogyne dis moi? Parce que là côté filles c'est l'hécatombe. Tiens d'ailleurs y'a pas que moi qui l'ai remarqué. Bon ok, j'admets que la prestation de Baptiste était pas mal, voire une des meilleurs de la soirée. Mais par contre Manurey?? Alors que y'avait ANGELINA bordel. I don't get it.
3ème râlerie: C'est quoi ces choix de chanson? Du Marc Lavoine inconnu des années 90, des moulins de mon coeur qui sentent bon la naphtaline, du Michel Berger ou du Barbara à toutes les sauces, du Michel Jonasz des vieux jours,etc. Je sais bien que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures mais bon là elle sent un peu le rance la confiture. Note que j'ADORE la chanson française, et je suis une grande fan de Jonasz, mais c'est pas la question: il faut savoir vivre avec son époque aussi, hein. Même les chansons rock sont dépassées: Oasis, Supertramp, U2, ok ça fait partie de ma discographie mais c'est quand même pas de dernière fraîcheur. Le pauvre Ayme n'en peut plus de chanter du Led Zep comme si c'était du dernier outrage, mais mon vieux y'a longtemps que le rock ne fait plus peur aux mémés (genre 20 ans en fait). On a bien eu Nuno sur du Muse et c'était refreshing comme dirait Rachel Claudio (hihi je ne peux m'empêcher de ricaner quand j'entends ce nom qui me rappelle un sketch d'Elie Seimoun: Claudia, Claudio... OK faut que j'arrête d'écouter Rires et Chansons). Mais bon, Nuno je l'aime pas. Certes, Nell s'est essayée à un titre plus récent de Mademoiselle K mais comme personne ne le connait et qu'en plus c'était un peu décousu, la pauvre s'est pris les pieds dans le tapis. On peut quand même saluer l'effort. Et Tyssa a réussi à faire du Rn'B avec un tube des Doors, ça m'a vrillé les oreilles mais ça reste une prouesse.
4ème râlerie, qui relève plus de la remarque. Jenifer, c'est quoi cette robe? :
Une sorte de mini-sac à patates avec un rabat bizarre en haut et des manches king size. C'est la vautrade, là. Pourtant tu n'avais plus droit à l'erreur après ton monumental fashion faux pas de la semaine dernière:
Aaaaah my god, cette robe, cette coupe, ces boucles d'oreille... Et encore, je vous épargne les chaussures jaune canari. (Désolée pour les photos pourries honteusement piquées sur le net).
Maintenant que j'ai bien râlé, place aux points positifs. Déjà Louis Bertignac. You rule the world, Bertie. Pour moi il a composé l'équipe parfaite: Cecilia, Louane, Shadoh et Loïs. Rien à jeter elles sont toutes nickel. Tant pis pour Nell, quand même je l'aimais bien. Parmi mes chouchoux il reste aussi en lice Benjamin, Emmanuel, et puis Baptiste aussi qui est attachant malgré son côté tête à claques. Et niveau prestations, je saluerai la chouette interprétation de Nungan (et sa robe et ses escarpins, que je me damnerai pour être gaulée comme elle et les porter aussi bien). Et surtout celle d'Angelina la semaine dernière.
Bon, allez, maintenant la suite BORDEL!
Tata Diamant Fou a testé pour vous: le voyage d'affaire
Alors oui, tu vois, encore une fois ce blog est laissé à l'abandon, c'est une honte, un scandale, une ignominie, je suis 100 % d'accord avec toi. D'ailleurs tous les jours, mon moi intérieur dit à cette feignasse qui tient ce blog: bouge toi le cul et poste un truc, vieille radasse. Mais comme d'un autre côté, je ne suis pas du genre à écouter mon moi intérieur, qui me parle de façon fort insultante comme tu peux le constater, bah je m'exécute pas et pis c'est tout. J'ai l'esprit de contradiction chevillé au corps et la susceptibilité vite irritée.
Bref, tout ça pour te dire quoi au juste? Ah oui, j'ai rien posté depuis un bail. True fact. Mais bon il s'est pas passé grand'chose dans ma morne vie, boulot boulot boulot quoi (et non pas bulot, parce que je déteste les fruits de mer).
Tiens justement, aujourd'hui, si je te racontais un peu ma vie de femme active, hum? Ouais bah j'ai rien d'autre sous la main, alors tu t'en contenteras, hein, ok.
Figure toi que mardi, j'étais en VOYAGE D'AFFAIRE. Comme Papa dans le film de Kusturica (qu'est pas le meilleur d'ailleurs, et si tu veux mon avis en ce temps là on donnait beaucoup trop facilement des palmes d'or. Mais je m'égare).
Alors ça claque hein? Ca pose sa femme active bien comme il faut, ça, le voyage d'affaire. Bon ne t'imagine pas que j'étais en tailleur, escarpins et attaché case, du genre cliché à deux balles, faut pas déconner hein. Avec 8 heures de trajet aller-retour, impliquant de la voiture, de la navette aéroport, de l'avion et de la marche à pied, j'aime autant te dire que j'ai laissé mon glamour à la maison. C'était pantacourt de saison, chaussures confort (mais pailletées quand même pour le côté girly) et GROS SAC RELOU avec mon dossier qui pèse une tonne. Bon déjà, à ce niveau-là du récit, je sens que j'ai déjà partie la majeure partie de mon lectorat masculin. Qu'importe, je poursuis pour les 2-3 filles compatissantes qui restent.
Déjà, 1er constat, à l'aéroport de Lyon un mardi matin à 8h, y'a QUE DES MECS. Le voyage d'affaire est visiblement une affaire d'hommes. Ca me laisse perplexe. Ils ont tous un Ipad ou un journal en main pour faire genre je suis dans le coup, mais en fait ils sont TOUS en train de lire L'Equipe. Moi je voulais amener mon tricot pour m'occuper mais j'ai eu peur qu'on prenne mes aiguilles pour une arme terroriste hautement dangereuse alors je me suis abstenue. C'est vrai que j'aurai pu tricoter une corde et étrangler l'équipage avec, mais ça m'aurait pris un peu de temps. Tu me diras, un tricotin aurait pu faire l'affaire à ce compte-là, en plus je suis sûre que ça passait les portiques nickel.
Dans l'avion j'exige un coca light, parce que bordel j'ai PAYE pour avoir des caprices de diva, et bah on me rétorque que c'est le petit dej et on me file un verre d'eau et un croissant sec. Amertume.
Ensuite, atterrissage et pied dans l'inconnu, ou presque : la Lorraine. Si tu n'y es jamais allé, sache que c'est un pays globalement plat (enfin ça c'est mon analyse de montagnarde) et qui est totalement ravagé par une guerre intestine entre deux soeurs ennemies irréconciliables: Nancy et Metz. C'est un peu la Corée du Nord et la Corée du Sud tu vois. Bon ok j'exagère un tantinet mais à peine. Résultat, chaque fois qu'un grand projet d'infrastructure doit y voir le jour, les politiques nationaux ne s'emmerdent pas trop la vie: ils foutent tout au milieu, comme ça pas de jalouse. C'est ainsi que l'aéroport et la gare TGV sont littéralement plantés au MILIEU DE NULLE PART Genre tu t'attends à voir un buisson de tumbleweed passer et à entendre un harmonica te jouer une musique d'Enio Morricone tu vois. Le soleil texan en moins. C'est là que la navette aéroport prend toute son importance. J'étais toute seule dedans à l'aller et au retour, pour te donner une idée de la foule qu'on peut trouver à l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine un mardi matin.
Arrivée à Nancy, j'ai quelques heures devant moi alors j'en profite pour aller voir la place Stanislas, histoire de pas rentrer ignare. C'est beau. Un peu bling bling mais beau. Je déjeune dans un resto sympa et là, hasard de la vie: je me retrouve collée à une table à côté de mon voisin d'avion, qui mange aussi tout seul. On se regarde, on fait style on se reconnait pas et chacun vaque à ses lectures. Lui il lit l'Equipe, il a pas dû avoir le temps de tout lire dans l'avion, après tout ce n'est qu'un homme. Moi je lis Game of Thrones, histoire de bien montrer ma supériorité en matière de goûts littéraires. On s'en va en même temps en faisant toujours mine de rien, histoire de pas avoir à se casser le cul à parler à un étranger quand on a juste envie de se poser au soleil peinard.
Je te passe l'épisode où je plaide brillamment mon dossier devant la Cour d'Appel, je sens bien que tu t'en fous.
Au retour, dans l'avion, j'ai enfin eu mon coca light: revenge. Je me suis retrouvée à côté d'un type un peu envahissant, un subtil mélange entre le Président du Groland et Mister Bean tu vois. Lui aussi il lisait l'Equipe, tiens tiens. Au décollage et à l'atterissage, il est resté le nez collé au hublot comme un gosse devant une vitrine de jouet. C'était chiant il cachait toute la lumière.
Enfin voilà à quoi ressemble un voyage d'affaire pour moi. Bon j'te laisse faut que je fasse ma note de frais.
BREAKING NEWS - Dossier spécial Koh Lanta
Ah les amis, comme tout un chacun, j'aime avoir raison, et ce trait de ma personnalité est amplifié par la mauvaise foi patente qui me caractérise. C'est normal en même temps, c'est le coeur de mon métier.
Mais y'a des jours où je préférerai me planter. Par exemple quand je prédisais que les épreuves de Koh Lanta c'est n'importe quoi et que ça finirait par mal tourner tout ça: on fait faire des efforts physiques monumentaux à des gens non entraînés et sous-nourris. La lecture des témoignages des anciens candidats est toujours assez édifiante sur le sujet: certains ont chopé de graves infections, d'autres ont perdu jusqu'à 13 kilos (t'imagines 13 kilos en 30 jours, c'est du délire), la plupart mettent plusieurs mois à s'en remettre physiquement et mentalement.
L'autre jour je regardais le film sur Omar Raddad et à un moment un médecin lui explique les dommages irréversibles que peut causer une grève de la faim sur l'organisme, c'était assez flippant. Tu transposes ça à des gens qui ne mangent que 3 grains de riz et un bout de poisson par jour, on n'est pas loin du même résultat.
Bref. Et bien figure toi que, triste nouvelle, l'un des candidats de la nouvelle saison en préparation est décédé dès la première épreuve d'une crise cardiaque. Il avait 25 ans. C'est dramatique, et toutes mes pensées vont vers sa famille. Visiblement, cette épreuve n'était pas vraiment adaptée à son état physique... C'est quand même triste de le constater a posteriori.
Donc bon ben cette année...pas de Koh Lanta.
Petit catalogue des candidats de The Voice
Bon tu auras remarqué que j'ai été peu prolifique sur le sujet de Top Chef. En fait, pour être franche, je n'ai vu que le premier épisode. Vu la durée de l'émission (3h quand même), je suis moyen tentée par le replay. Donc bon, ce sera sans moi sur ce coup ci. Note que je le vis bien, quand même hein.
En revanche, je me rattrape grave sur The Voice, parce que faut pas déconner hého. Après examen attentif des premiers épisodes de cette nouvelle saison, je pense être en mesure de te livrer mon analyse sociologique de la chose (attention, toute rigueur scientifique et toute légitimité sont exclues de cette analyse).
Des catégories de candidats se dessinent très nettement, et tu sais à quelle point j'aime catégoriser les gens. C'est mal, je sais. Voilà le fruit de mes cogitations du samedi soir, devant ma télé et derrière mon tricot.
On a donc, cette année:
Le bébé
Le bébé a 16 ans, il porte un slim et des converses, et sait gratouiller trois accords sur la guitare que son tonton lui a offert à Noël. Il est tout mignon et attendrissant, certes, mais a une facheuse tendance à vouloir arrêter le lycée pour se consacrer à la musique.
Comme dirait mon père, qu'est pas le dernier en matière de prosaïsme : passe ton bac d'abord, on en reparle après. Parce que sinon: hypothèse A (la plus probable) tu ne réussis jamais à percer dans la musique et tu te retrouves Gros-Jean comme devant (je t'ai déjà avoué cette passion que j'ai pour les expressions désuètes?), ou bien, hypothèse B, tu réussis et tu n'arrives pas à placer deux phrases sensées dans une conversation parce que tu es un peu ignare sur les bords (ça n'a jamais empêché Vanessa Paradis de faire une carrière, mais quand même, ça se voit).
Le naufragé des comédies musicales
Cette catégorie, relativement nouvelle, est en pleine émergence. The Voice devient un peu le rocher auquel vienne s'accrocher tous les naufragés au chômage des comédies musicales. On récupère donc Cendrillon, du spectacle éponyme (Aurore Delplace, qui en a marre de jouer les princesses, petite bichette); celui qui faisait le serpent (le SERPENT? Seriously??) dans Adam et Eve (Francis Lalanne...euh non Nuno Resende); Van Helsing de Dracula (Van Helsing??? pfff nan mais SANS DECONNER quoi) qui n'est autre que celui qui a choisi de prendre le même pseudo qu'un chanteur à succès, c'est futé ça (Ayme); accompagné de son petit camardade l'"ange" du même pestacle (Florent Torres).
Il faut d'urgence arrêter de produire des comédies musicales à tour de bras, parce qu'à l'instar de l'uranium appauvri, le chanteur qui en ressort est difficile à recycler.
En même temps, on a bien Garou dans le jury, j'ai envie de dire la boucle est bouclée.
Le has-been
C'est une catégorie très proche de la précédente. Elle regroupe ceux qui ont eu une carrière fulgurante dans les décennies passées et qui voudraient bien revenir sur le devant de la scène. Trop peu connus pour figurer dans la tournée Stars 80 (qui déjà ratisse large, dans le genre has been), trop vieux pour être vraiment dans le coup, une tête qui nous dit vaguement quelque chose sans trop mettre le doigt dessus, le has been aimerait bien renaître de ses cendres mais a plutôt tendance à se vautrer royalement. On peut citer celle des L5 et celui des G Squad, tiens j'en ai déjà oublié leur nom mais toujours est-il qu'ils se sont fait éjecter en beauté. Pour l'instant y'a que Kareen Antonn qui a décroché son ticket, mais bon elle connait Bonnie Tyler alors respect. Spéciale mention pour Esther Galil qui a réussi à se ramasser en chantant sa PROPRE CHANSON. Chapeau l'artiste.
Le "fils de" en mal de reconnaissance
Voilà une catégorie fort intéressante qu'on ne retrouve que dans The Voice. Au prétexte de ne pas vouloir utiliser les pistons de papa-maman pour faire carrière, les fils-de/filles-de viennent tenter leur chance dans un casting à l'aveugle. Ce que l'histoire ne nous dit pas, c'est que peut-être finalement papa-maman n'a pas tant de pistons que ça (la pauvre Hélène Ségara n'a pour seule actu depuis quelques années que la tournée des Enfoirés, je ne vois pas trop comment elle pourrait utilement conseiller son fils en matière de carrière...) ou alors le rejeton n'a tout bonnement pas de talent, ce qui peut arriver hein. Sophie Tapie pousse pas trop mal la chansonnette, je le reconnais, mais je crains pour elle que son nom de famille ne la desserve grandement si elle arrive jusqu'au vote du public.
Le quarantenaire en pleine crise
Lui il est très facile à identifier: il n'est plus tout jeune, il touche pas mal en musique mais il n'a jamais réussi à aller plus loin que chanteur de mariage/ choriste/ doublure de comédie musicale/ employé municipal/ chanteur de salle de bain (raie la mention inutile). Il se dit que The Voice c'est sa DERNIERE chance sinon sa vie, ses sacrifices, toussa toussa, n'auront servi à rien. Il nous couve donc une déprime sévère bien latente, et l'histoire ne dit JAMAIS ce qu'ils sont devenus par la suite. Ca doit pas être beau à voir si tu veux mon avis.
Le weirdo
Le weirdo, c'est celui qu'on attend tous. C'est l'OVNI, celui qui sort de nulle part et qui fait des trucs chelous. Avouons-le, c'était déjà ce qui nous poussait à regarder la Nouvelle Star à la grande époque, tous ces saltimbanques qui font peur aux braves gens bien comme il faut. Cette année on n'en manque pas: Luc Arbogast qui aurait dû aussi tenter le casting de Game of Thrones vu qu'il a déjà les costumes; Lord Bitum le rappeur blanc de la té-ci de Bergerac, tavu; Alexandre Chassagnac le militaire à la voix de castrat qui chante de l'opéra; Caroline Rose la Lolita punk-rock, etc. Spéciale mention aux triplés, on nous l'avait jamais faite encore celle-là.
Le bankable
Le bankable rejoint souvent la catégorie des bébés. C'est celui qui fait briller des étoiles dans les yeux avides des producteurs qui se disent, tiens, celui-là il peut nous rapporter de l'argent en masse. On le reconnait facilement: il est nécessairement jeune, nécessairement beau, et fait l'objet de toutes les attentions des caméras pendant l'émission. Il récoltera majoritairement les votes du public lors des primes et éradiquera à lui tout seul tous les espoirs des moins jeunes ou des moins beaux de gagner un jour The Voice. Cette année on peut déjà citer Jude Todd (un prénom culte avec un nom de crapaud, pas de bol), Stefania la belle grecque; Louane la fontaine à larmes; Laura Chab' la mignonette; Baptiste Defromont le branleur, etc.
Le porteur de bagages
Le porteur de bagages traine des grosses casseroles derrière lui et la prod' ne se gêne pas pour en faire étalage au grand jour comme si c'était tout à fait normal. Chaque émission de télé-réalité, chaque télé-crochet, nous amène sa floppée de porteurs de bagage, pire qu'à la Part-Dieu un week-end de départ au ski. Cette année, outre le militaire qui a dû falsifier sa voix pour donner des ordres à ses hommes (je m'en remets toujours pas, là), on a eu droit: au petit frère trisomique; au tonton décédé avec en bonus ses enfants orphelins venus assister en direct à la vautrade de leur cousin (mais si, souviens toi, un rouquin plutôt mignon); à la grande soeur partie vivre à Londres (trop dur, quoi) mais qui finalement est revenue (ah, ouf!); à celle qui n'arrive plus à marcher; à celle qui s'est fait renier par ses parents parce qu'elle a divorcé (fille de Satan!), etc etc.
Je me demande quand même comment ils en arrivent à un tel déballage public: est-ce qu'on leur demande pendant les castings quel est le pire drame de leur vie, ou est-ce qu'ils décident d'exposer ça tous seuls à la face du monde? Je préfère ne pas avoir la réponse, remarque.
Le revanchard de la vie
La catégorie typique de tout concours: le revanchard vient là pour prouver à "tous ceux qui lui ont fait du mal" dans le passé qu'il n'est pas si moche/nul/bizarre que ça. Ce genre de personnes n'attirent aucune compassion de ma part: je déteste les gens aigris ou geignards. Et puis si on se mettait tous à faire ça, t'imagine comme le monde deviendrait ingérable. Parce qu'alors moi aussi je peux m'inscrire à des émissions de télé pour prouver à Gaëtan M., 4ème B, que mon jogging rose fuschia et vert bouteille était très beau pour son époque et je l'emmerde; ou à Aurore P. que non, ce n'est pas parce que mes parents n'avaient pas de télé qu'ils sont pauvres, sombre idiote. Mais je le fais pas, tu vois, je reste digne malgré mes blessures de jeunesse. J'invite donc tout candidat potentiel qui a une revanche à prendre sur la vie de s'abstenir de participer à des concours télévisés. Pour un monde meilleur, d'avance merci.
Bon, j'avais prévu de faire aussi un pitch sur les membres du jury, mais là j'ai la flemme. La prochaine fois, peut-être si t'es sage.
Top Chef 2013 - épisode 1
Vous êtes plusieurs d'entre toi à m'avoir réclamé mon résumé du premier épisode de Top Chef (au moins 2 si je compte bien, ce qui fait plusieurs). Mais, mon petit sucre d'orge, je te rappelle que je n'ai plus la télé. Enfin pour être exacte je n'ai ni antenne ni parabole ni télé par la box ni casque en aluminium comme Mel Gibson dans Signs me permettant de capter la TNT. J'ai juste ma petite connection internet me permettant de survivre regarder certaines chaines en direct.
Et figure toi que M6 est introuvable en direct. Je sais, c'est scandaleux. Enfin pour être honnête, jusqu'au retour de Top Chef je m'indignais moyennement de cette ignominie vu que globalement les programmes de M6 ne sont pas dans ma top list télévisuelle. Maintenant je ne suis que rage et rébellion. Si tu veux soutenir mon combat, signe ma pétition pour que cesse cette situation tragique, comme ça on sera 3, je vais te dire qu'ils vont moins faire les malins chez M6.
Enfin bon. Mon dévouement pour toi étant sans bornes et n'ayant rien d'autre à foutre un dimanche aprèm pendant que je me refaisais les ongles, j'ai regardé le replay. Du coup voilà mon résumé, quelques heures avant l'épisode 2, ouf c'est bon je suis encore dans les temps. Attention hein, je ne garantis pas que ce dévouement sera régulier: j'ai du mal à mobiliser la télé le week-end, surtout en ce moment avec le tournoi des 6 Nations (ceci dit vu le piètre spectacle des Bleus pour l'instant, il vaut mieux mater de la bouffe hein).
Que retenir de cette nouvelle saison?
Déjà, comme chaque année, je constate que les filles sont archi minoritaires: 4 filles pour 8 gars, encore une fois bravo la parité. Et comme l'an dernier, il y en a une qui s'est fait virer dès le premier tour: paf, elles sont plus que 3. Tu me diras, on a le même ratio que parmi les membres du jury.
On nous fait le coup de la crise, qu'il faut cuisiner de la vache maigre parce que les temps sont durs tout ça tout ça. Soit. Mais je remarque quand même que, pendant la première épreuve, les chefs ont cru bon ajouter une épreuve dans l'épreuve, histoire d'apporter un peu de piquant (métaphore culinaire, quand tu nous tiens). Les 4 gagnants de ces mini-épreuves ont pu passer direct à la case 2ème épreuve, sans terminer l'épreuve principale qu'ils avaient pourtant commencée. Moi je dis: vive le gaspillage! Faut être cohérents hein, les gars. Toute cette Vache qui rit et ce thon en boîte gâchés, moi ça m'écoeure. On aurait pourtant pu faire de tellement bonnes choses avec, comme par exemple un sandwich au thon et Vache qui rit, en plus on utilise aussi le pain de mie: combo gagnant (attention, droits d'auteur sur cette recette).
Ensuite, direction chez Michou, le roi de la night et ses transformistes. 2ème épreuve: concocter un plat en trompe l'oeil. C'est facile ça, moi aussi je sais faire: oui mon plat ressemble à un truc informe et cramé, mais en fait c'est juste un gratin trop cuit. Ahah je t'ai bien eu! Pour cette épreuve, on nous sort la vieille ficelle du binôme. Koh Lanta avait tracé la voie de la façon que l'on sait (Catherine ne s'en est toujours pas remise). Là c'était encore plus fort: une épreuve individuelle disputée par équipe de 2. Oui, moi aussi j'ai pas tout compris. Toujours est-il que certains ont sauvé leur peau parce qu'ils ont tiré le bon numéro côté partenaire. Par exemple Quentin qui doit une fière chandelle à Naoelle. Et surtout Yoni, qui a pétassé sur les choux de Julien-le-bottin-mondain pendant toute l'épreuve, et qui lui doit pourtant son salut. Mais d'abord, Yoni, quand on n'a jamais cuisiné pour Tom Cruise, hein, on la ramène pas trop j'ai envie de dire.
Finalement, ils sont déjà 3 de moins, ça dégomme sec quand même.
Petite remarque en passant, il y a visiblement un gros problème de coiffeurs dans les Bouches-du-Rhônes: Fabien a la même coiffure de merde qu'Anthony dans Koh Lanta, ça n'est plus tolérable. Il faut d'urgence envoyer des coiffeurs qualifiés par là-bas. En plus, je suis sûre qu'on frôle la pénurie de gel avec ces conneries, il faut réagir.
Cette année est aussi moins exotique que l'année dernière : pas de remplaçant au beau Juan, je suis déception. On a bien un blondinet venu des Pays-Bas mais on l'a pas encore beaucoup vu. Je réserve donc mon jugement.
Je note aussi un certaine vulgarité dans le langage: des putains, bordels et autres "il faut se sortir les doigts du c...". On sent que Norbert a laissé son empreinte dans l'émission... Mais pour l'instant, personne pour remplacer son potentiel comique. Peut-être Julien-l'ami-des-stars?
Allez, petit chanceux, profite, ce soir tu pourras regarder la suite en direct.
Il n'en restera qu'un
Comment rester muette après avoir visionné l'épisode-phare de Koh Lanta: non pas celui des poteaux, mais celui où les proches arrivent?! C'est l'épreuve que j'attends avec le plus d'impatience, suivie de près par celle des coups de fil à un proche. L'idée est la même d'ailleurs grosso modo: générer simulaténement un maximum d'émotion et un maximum de ridicule pour le candidat, avec un maximum de consternation pour son proche qui ne comprend plus très bien ce qu'il est venu faire dans cette galère (il pensait se faire dorer la pilule aux frais de la princesse TF1, il se retrouve avec un cas pathologique désespéré à l'odeur nauséabonde qui se jette dans ses bras). Je like.
J'étais trop occupée à boire l'apéro pour regarder les préliminaires de l'émission, j'ai raccroché pile au moment où les proches arrivaient (ça devait commencer par la maman de Myriam si mes souvenirs sont exacts). Perfect timing. On a donc découvert celle qui fait pleurer Brice comme une madeleine à chaque évocation, que c'en est d'ailleurs un peu inquiétant; le chéri de Vanessa méga in love, ils sont trop choupis ces deux-là; la chérie de Bernard qui en profite pour faire sa pub en nous expliquant que c'est grâce à elle qu'il a réussi tous ses périples passés; la maman de Myriam donc (potentiel émotion moins flagrant avec les parents, sauf Laurent l'an dernier avec son père, remember); le frangin d'Ugo, un mec cool et détendu comme lui; et surtout, SURTOUT, la femme de Philippe, aussi froide et inexpressive qu'elle l'avait été au téléphone quelques épisodes auparavant. Elle regarde son mari avec l'air de dire "je ne connais pas cette personne, qui êtes vous monsieur, cessez de m'importuner". Flippant.
Une fois le potentiel émotion de nos candidats bien exacerbé (apparemment leurs pétages de plombs récurrents s'expliquent scientifiquement), place au jeu de massacre: le tir à l'arc. Philippe est en mode "enfant de 5 ans" avec raisonnement débile et petite rancune tenace. Il dégomme Myriam, sur qui tout le monde s'acharne de manière inexpliquée, puis Vanessa gratuitement. Fulgurence d'une mysoginie revenue en flèche après avoir retrouvé sa femme? Mais il est tellement aveuglé par sa propre mesquinerie qu'il en oublie que Ugo se tapit dans l'ombre, et tire franchement dix fois mieux que lui. C'est donc Ugo et son brother calédonien qui vont se faire une petite nuit de noce sous le ciel malaisien, et la prod de TF1 qui est dégoutée de ne pas avoir d'images racoleuses de couple prenant une douche à se mettre sous la dent.
Pendant ce temps-là, Vanessa est en colère parce qu'elle a compris trop tard que quand on est trop bonne, et bien on est souvent aussi trop conne. Elle qui a fait la popote pendant 40 jours à un troupeau de gros fainéants, elle fait une petite rétrospective de sa vie sur le camp en se disant qu'elle s'est un peu faite pigeonner. Mouais, je m'apitoie moyennement sur son sort quand même parce que malgré son absence flagrante de réussite dans les épreuves (exception faite du gobage de vers hard core), elle est quand même toujours là, ce qui démontre la perfection de sa stratégie. J'ai d'ailleurs nommé ça la "stratégie mindfuck", qui n'est propre qu'à Vanessa (Philippe s'y est essayé aussi mais est vite revenu à la stratégie plus classique nommée "je sauve ma peau en me ralliant au plus grand nombre" après avoir été dépassé par ses propres revirements).
La "stratégie mindfuck", kézaco? Et bien c'est celle qui consiste à développer face caméra des raisonnements parfaitement logiques pendant les heures qui précédent un vote éliminatoire, et à faire absolument n'importe quoi, et surtout tout sauf ce qui avait été préalablement convenu, au moment du vote. Et ça marche: les adversaires sont déstabilisés, toutes les autres stratégies foirent, et personne ne soupçonne jamais Vanessa.
On en avait déjà eu un aperçu flagrant lors du premier vote jaune, au moment de l'élimination d'Elodie si mes souvenirs sont bons, où Vanessa devait voter contre Marie, suite à une stratégie mise au point par Catherine, puis finalement était allée voir Marie pour le lui dire, et enfin avait affirmé haut et fort qu'elle n'était au courant de rien, pour en définitive voter contre Elodie. Ca te donne un bon aperçu du truc.
Vendredi dernier, après nous avoir fait le coup de vouloir voter contre Ugo (pourquoi? aucune idée), puis s'être mise d'accord avec Myriam pour voter contrer Bernard, et avoir clamé haut et fort que JAMAIS elle ne voterait contre sa copine, et bien qu'a t'elle fait au moment du vote? Roulement de tambour... tadam! Elle a voté contre ...Brice! Mais bien sûr. Et quel a été le résultat premier de cette belle stratégie mindfuck? Ben oui, l'élimination directe de sa "copine" Myriam. Alors que, pour rappel, Myriam avait 3 voix contre elle, et Bernard seulement 2. Avec un vote corporate de Vanessa, la brave Myriam aurait arraché l'égalité. Je sais pas ce que ça aurait donné au final, mais toujours est-il que Vanessa, en faisant nimp', a viré sa pote. Et en plus, tout le monde n'y a vu que du feu, Myriam la première, persuadée qu'elle était d'avoir au moins pour elle une solidarité féminine, à défaut d'une solidarité d'ex-rouges. Donc bye bye Myriam. En même temps, elle était quand même une miraculée d'avoir tenu aussi longtemps en ne remportant jamais aucune épreuve.
J'en viens maintenant à Bernard-Scapin et ses fourberies. Lui aussi est un miraculé quelque part: il a tenu 40 jours en se fondant dans le décor, devenant de plus en plus gris et émacié au fil du temps jusqu'à faire un parfait mimétisme avec les rochers. On ne le voyait plus, on ne l'entendait plus, il avait réussi à se faire oublier. Et puis il a suffit d'une épreuve gagnée pour qu'il se sente surpuissant. Suivant l'exemple de Thierry et de ses trahisons multiples pour sauver sa peau, il a fait un pacte tardif avec Ugo et Brice et dans la foulée en a profité pour planter un monumental couteau dans le dos à Thierry, puis à Myriam. Pour quelqu'un qui pleurait sa race il y a quelques épisodes en disant qu'il avait trouvé chez les rouges une "famille", j'aime autant te dire qu'on a assisté à deux infanticides successifs dans les règles.
Et donc maintenant, il nous reste, pour la grande finale:
* Vanessa la bonne poire. Je ne pense pas que la stratégie du mindfuck lui sera du moindre secours sur l'épreuve d'orientation ou sur les poteaux. Donc, bien que j'aimerai la voir gagner parce que je suis un peu féministe et parce que je la trouve plutôt sympathique, je ne mise pas une cacahouète sur elle.
Chance de succès d'être sur les poteaux: 15%, au regard de ses faibles performances jusqu'à présent.
Chance de succès d'emporter le jackpot si elle figure parmi les 2 finalistes: 80 % (c'est là que le fait d'avoir fait la popote à tout le monde pourra l'aider).
* Philippe le freak show. Il aura déjoué depuis le début tous mes pronostics, et rien que pour ça je suis assez admirative de sa performance dans l'émission. Pour le reste, j'avoue que je perds un peu patience avec les gens qui raisonnent comme des gamins, et une élimination en amont ne m'aurait pas trop émue.
Chance de succès d'être sur les poteaux: 75 %. Il s'est entraîné pour ça toute sa vie, dis donc.
Chance de succès d'emporter le jackpot s'il figure parmi les 2 finalistes: 50 %. D'un côté il a gavé pas mal de monde tout au long du jeu, d'un autre il a joué plus d'une fois la carte gagnante de l'enfance difficile et du gamin "qui est tout pour lui", ça a pu en émouvoir certains.
* Ugo, le bon gars. Il a réussi à ne se faire aucun ennemi jusque là, ce qui est assez balèze quand on voit le panier de crabes qu'est Koh Lanta, il est plutôt bon dans les épreuves, en plus il est beau gosse. Je mise sur lui.
Chance de succès d'être sur les poteaux: 70 %.
Chance de succès d'emporter le jackpot s'il figure parmi les 2 finalistes: 80 % (sauf s'il tombe en face de Vanessa, à ce moment là je ne m'aventurerai pas sur les pronostics).
* Brice l'anguille. Il arrive à passer du mec le plus calculateur à la lavette qui pleure avec une rapidité déconcertante. Globalement il m'est assez antipathique mais il est assez bon sur les épreuves alors disons qu'il a mérité sa place parmi les 5 derniers.
Chance de succès d'être sur les poteaux: comme Ugo, son alter ego, je dirai 70 %.
Chance de succès d'emporter le jackpot s'il figure parmi les 2 finalistes: 20 %. Il ne s'est pas fait que des amis, le bougre.
* Bernard le traître. Lui aussi aura déjoué tous mes pronostics, et si au début je le trouvai plutôt sympa, désormais j'attends sa chute avec avidité.
Chance de succès d'être sur les poteaux: 40 %. Il est fort en orientation mais il est proche de la syncope.
Chance de succès d'emporter le jackpot s'il figure parmi les 2 finalistes: 5 %. Personne n'aime ceux qui trahissent.
Allez, vivement vendredi! (c'est bizarre, je dis ça tous les lundis...)
PS. Si tu veux rigoler un bon coup devant des résumés poilants de Koh Lanta, je te conseille ceux de Daniel Andreyev sur le site du Nouvel Obs.
La photo débile du mardi # 19
Hey hey ça faisait longtemps que je n'avais pas posté une petite photo débile du mardi de derrière les fagots!!! Ttttt, ne dis rien, je sais bien que ça t'a manqué.
Pour rattraper le temps perdu, comme Proust qui le cherchait partout, ce n'est pas une ni deux photos aujourd'hui, mais une véritable farandole de photos juste pour tes beaux yeux. Alors, je te l'accorde, elles sont moyennement débiles, mais elles ont le mérite de l'originalité.
Voici donc une série spéciale consacrée à mon accessoire beauté fétiche: les chaussures. Je ne te dirai même pas combien de paires j'en ai, le chiffre est indécent, mais sache qu'AUCUNE n'est superflue.
Petite sélection des chaussures les plus funky du moment. J'ai voulu faire un classement mais grosso modo elles rentraient toutes dans la catégorie "WTF" alors j'ai laissé en vrac. Enjoy!
Celles-ci allient deux de mes passions: les chaussures et le chocolat.
Je n'ai toujours pas compris l'idée, mais ça a l'air douloureux.
La chaussure transparente, ou le mythe de Cendrillon revisité.
Lady Gaga arrive à marcher avec. Cette fille est un alien. Je n'explique d'ailleurs pas autrement sa notoriété.
Voilà ce qu'il me faut pour la rando: l'alliance du confort et de la féminité.
Celles-ci font basculer le centre de gravité de cette jeune fille. Lumbago assuré.
A mon avis, ça doit résonner sur du parquet.
Celles-là font fureur dans les maisons de retraite.
Le mocassin à glands, version japonaise.
Mes préférées: les escarpins Olive! (si ça ne te parle pas, révise tes classiques hein)
Encore un truc qui a l'air inconfortable et douloureux.
On peut être geek et chic. Ou pas.
Photos piochées par-ci par-là sur internet. Je ne connais malheureusement pas le nom de tous les créateurs de ces chaussures, mais pour ceux dont c'est le cas, vous le trouverez en nom de fichier (clique sur l'image et il apparait, oh magie!)
Ce je ne sais quoi de changé
Y'a des fois je comprends pas.
Comment peux-t'on passer de ça:
Salut je suis Jessica Simpson, je suis bobo-chic post-hippie et je prends des photos de moi enceinte dans ma salle de bain, avec les cheveux blond californien négligeament détachés.
A ça, en l'espace de quelques jours seulement???:
Salut je suis Jessica Simpson et ma grossesse s'est déplacée de mon ventre à mes nichons de façon incontrôlée, du coup je me sens obligée de porter la robe la plus vulgaire qui soit pour les mettre en valeur, et d'assortir tout ça d'un blond platine choucrouté pour rester dans le ton.
Va falloir m'expliquer là.
Dans le même ordre d'idée, faudra aussi qu'on m'explique le subterfuge artistique qui permet de passer de ça:
Salut je suis la Duchesse de Cambridge, je suis une vraie princesse de conte de fée, jeune, belle, polie et tout le monde m'adore.
A ça:
Salut je suis une vieille sorcière du Moyen-Age et je fais mijoter des enfants dans mon grand chaudron avant de les manger tous crus.
WTF???
(Photos piquées sur l'excellent Suri's burn book).
La série continue
Je blablate sur Koh Lanta, tout ça tout ça, mais j'en oublie de vous dire que mon temps de cerveau disponible pour la télé est pourtant essentiellement consacré à regarder des films ou des séries. De façon légale même parfois. Sisi j'te jure.
Et oui, depuis que je n'ai plus la télé ou presque, j'optimise mes soirées en choisissant mon programme, ce qui est relativement nouveau pour moi, la damnée de la télécommande. Depuis, mon conjoint a noté une nette amélioration de ses crises d'épilepsie liées à mon zapage intensif de chaîne en chaîne, dans le but vain de trouver un bon programme.
D'où, transition toute en douceur, l'objet de ce présent post qui est d'actualiser un peu mon ancien classement des séries TV.
Depuis ce classement so 2010, les choses ont un peu évolué. Et oui, qui se souvient aujourd'hui de "My name is Earl", hmmm?
J'avoue que le problème des séries, à mes yeux, c'est que peu d'entre elles arrivent à trouver un juste dosage entre bon scénario et durée dans le temps. Il y a celles qui durent tellement longtemps qu'au bout d'un moment j'en ai marre de voir toujours les mêmes ficelles usées jusqu'à la corde (hello Dexter, hello Grey's anatomy, hello HIMYM qui est devenue le pastiche d'elle-même, hello Docteur House). Celles dont le scénario part tellement en sucette que j'ai l'impression qu'il relève plus du cadavre exquis que de la volonté de créer un ensemble cohérent (hello True Blood, hello Heroes, et surtout HELLO LOST). Celles qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions (hello Walking Dead saison 2. Heureusement qu'il y a la saison 3 pour rattraper tout ça). Celles que tout le monde portent aux nues et qu'après 10 épisodes, je n'arrive toujours pas à comprendre ce qu'on peut leur trouver (hello Breaking Bad, hello Mad men). Il y a celles dont je n'ai même pas pu passer le premier épisode (hello Borgia, quelle plaie ce truc). Et puis surtout, il y a celles qui te font miroiter des promesses de beaux moments télévisuels et qui s'arrêtent dès le premier épisode (hello Terra Nova. Je sais, tu me diras qu'il y a eu toute une saison de faite, mais si tu veux mon avis seul le premier épisode vaut la peine d'être mentionné. Bordel, on veut voir des dinosaures, pas un sosie de GI Joe jouer au shérif dans une colonie babacool post-new age), ou après une ou deux saisons pleines de suspense (hello Jericho, hello Alcatraz, hello Flashforward, hello Dead like me).
Enfin bref, tu l'as compris, je suis "légèrement" casse-couilles tatillone quant à la qualité de ce je regarde. Il faut bien que je maintienne un certain équilibre qualité entre les télé-crochets dont je m'abreuve et le reste de mes programmes.
Rescapées de ma critique acerbe, et dont la qualité se maintient dans le temps, je citerai uniquement Sons of Anarchy, zéro déception ça tient la route; et Esprits criminels parce que c'est une des dernières séries policières dont je ne me sois pas encore lassée (avec Bones et NCIS hors-période Koh Lanta) et puis bon y'a Shemar Moore aussi.
Dans mes développements récents, j'ajouterai: Community, mon générateur de fou rire incontesté depuis 3 saisons; Game of Thrones, la saga du sang et du feu pour laquelle je m'autospoile en dévorant les bouquins; The Shield (oui, avec mille ans de retard j'ai acheté le coffret de la 1ère saison chez un vendeur d'occase qui m'a dit "vous ne le regretterez pas". Et de fait, il avait raison.); Dowtown Abbey: un beau château, des belles robes, des lords anglais et des domestiques fourbes, tout pour me plaire; Boardwalk Empire la série de Scorcese avec mon chouchou Steve Buscemi, bon j'ai pas encore 100 % accroché pour l'instant mais j'aime le côté formel très léché, presque documentaire, de l'ensemble.
J'ajoute également Homeland, je n'en suis qu'au 3ème épisode mais j'adhère déjà bien alors disons qu'il mérite d'être mentionné. A voir dans la durée.
Si t'as d'autres suggestions, fais pas ton radin, fais tourner.
Et surtout, une bonne santé!
Alors ouiiiiii c'est la nouvelle année, et ouiiiii je te la souhaite bien bonne!!! Avec bien sûr plein de pognon, du sexe facile et du bonheur en barre.
Quid des bonnes résolutions me diras-tu? Pour ma part, aucune, parce que bon je suis comme tout le monde, arrivée le 31 décembre, je me dis "tiens c'était quoi déjà mes bonnes résolutions de l'an dernier?", ce qui est le signe évident que je ne les ai absolument pas tenues, voire oubliées sitôt les effluves du champagne évaporées.
Enfin bon à part ça, on va pas se laisser abattre hein. Si on résumait un peu du Koh Lanta hmmm? Parce que raaaaaaaaah ces deux derniers épisodes c'était carrément du foie gras sur canapé si tu veux bien excuser cette métaphore gastronomique pourrie mais néanmoins de circonstance. Et j'étais carrément frustrée du clavier de ne pas pouvoir te faire mon review, recluse que j'étais dans le département le moins peuplé de France et sans réseau pour capter ne serait-ce qu'un banal texto de bonne année. Alors laisse moi te commenter du KL tranquille steuplé.
Commençons par l'épisode post-Noel, celui qui fleurait bon les hormones sexuelles en ébullition. On a tout d'abord eu Thierry qui avait des ondes magnétiques à revendre. Il a trouvé en Catherine une victime tout à fait consentante, lui a fait des papouilles sur une plage isolée sous prétexte de la magnétiser, et a conclu tout ça d'une phrase magique du genre "tu étais vidée et je t'ai remplie". C'était la grande classe quoi.
Ensuite, c'est Philippe qui a tout tenté pour passer une nuit dans un lit à baldaquin avec Marylou, en insistant comme un gros relou avec chantage à deux balles en bonus. Faut dire qu'elle a des arguments, l'hôtesse de l'air low cost (oui vu son poil dans la main gigantesque et sa nonchalance dédaigneuse, j'en ai déduis qu'elle devait bosser chez Easyjet. Ils les recrutent comme ça: gros nichons et petite envie de bosser). Ca n'a pas marché, la belle préférant les charmes de Myriam. Dans un sens je la comprends. La prod a sauté sur cette occasion en or de nous les montrer toutes les deux sous la douche, puis en train de glousser en se touchant les cheveux, puis en train de s'engouffrer sous les draps en poussant des soupirs d'aise. Tout est bon pour faire remonter l'audimat.
Pendant ce temps, Philou s'emmêle les pédales, il a monté des stratégies à tiroirs et ne sais plus trop où il en est, le biquet. Il était tellement chamboulé qu'il en perd l'épreuve des poteaux-koala, au profit du Grand Maulnes qui saute sur l'occase de pouvoir enfin brandir le totem.
Puis, après "le changement c'est maintenant", Denis Brogniart nous fait le coup du "le conseil c'est maintenant". Ce qui signifie, en langage décrypté: "pour éviter un peu que les anciens rouges se fassent tous aligner un par un, on fait le conseil maintenant tout de suite à chaud en vous montant un peu la tête contre Philippe, tenez si on insistait un peu sur ses stratégies bidon et si en plus on l'empêchait d'aller chercher son collier histoire d'être sûr qu'il s'en aille ". Ca ne marche absolument pas, puisque Marylou, dont le potentiel a déjà été largement exploité par la Prod comme on l'a déjà vu, se fait éjecter pour cause de paresse aggravée.
Ce qui nous amène tout naturellement à l'épisode de vendredi dernier. Quel enchaînement, vraiment. Nouveauté spéciale 2013: les épreuves en binôme. Ou comment réduire l'émission d'un épisode en virant deux personnes en même temps.
Hasard du tirage au sort: il reste 6 mecs et 4 filles, et bah pas de bol y'a deux nanas qui ont réussi à tomber ensemble. Pour se taper ensuite un parcours du combattant, bonjour l'égalité des chances. D'autant que Monsieur Muscle et Monsieur Weirdo ont formé le binôme de la muerte, autant te dire qu'ils ont remporté l'épreuve de confort ET l'épreuve d'imunité fingers in the nose. Thierry a bien tenté de trainer par terre cette feignasse de Myriam aveuglée par un bandana poisseux, que même j'ai bien cru qu'elle allait en crever, mais rien n'y a fait: l'imunité lui est passée au ras du short.
(Petite parenthèse Myriam: je trouve cette fille très sympathique mais un truc me chagrine, elle affiche tout le temps un grand sourire niais. Même quand elle sait que tout le monde veut sa peau, elle fait la popote pour la communauté, et souris comme si tout allait bien. Moi ça me perturbe, j'attends désespérement son pétage de plombs mais je pense que j'en serais pour mes frais).
Du coup, le pauvre Thierry était tout désespéré parce qu'il sentait bien que sa tête était posée sur un billot et que le couperet allait bientôt tomber. Alors Thierry, quand il est dépité, il fait d'abord un peu de méditation face au soleil levant, ce qui ne l'aide en rien pour sauver sa peau, et surtout il part se perdre en forêt à la recherche du collier d'imunité. Mais c'est l'embouteillage dans la forêt, jamais vu autant de monde chercher un bijou aussi moche. Philippe en profite pour mater les filles du haut de son rocher, il est vraiment flippant ce mec. Grâce à ses ondes positives surpuissantes, ou à un coup de moule monumental c'est selon, figure toi que Thierry TROUVE le collier. Avec effets de caméra dignes d'un film avec Steven Seagal et un presque suspense quand il rôde autour du bon arbre. Grâce à ce précieux grigri, on s'attend à du grabuge au conseil, et ça n'a pas loupé. Catherine et sa voix de crécelle (c'est pas moi qui le dit c'est elle) est éjectée et entraîne dans sa chute la pauvre Camille, victime collatérale des règles pourries de Koh Lanta.
Maintenant qu'ils ne sont plus que 8, on peut commencer à jouer au petit jeu des pronostics des poteaux. J'y verrai bien Vanessa, Charles et Ugo. A suivre...


























